Prix d’une rénovation électrique de maison en 2026
Une rénovation électrique complète se situe entre 110 et 200 € le m² TTC, soit 8 000 à 16 000 € pour une maison de 100 m². Une simple mise en sécurité, qui corrige les défauts sans tout reprendre, tombe à 50 à 90 € le m². Avec la reprise du chauffage électrique, comptez plutôt 160 à 220 € le m².
Ces fourchettes sont nationales, et leur origine mérite d’être dite : aucun observatoire public ne publie de prix de travaux d’électricité. À l’exception des tarifs du Consuel, qui sont officiels, tous les chiffres disponibles viennent de comparateurs commerciaux financés par la mise en relation avec des artisans. Ils donnent un ordre de grandeur, jamais une référence.
Aucune donnée toulousaine n’existe non plus. Toulouse se situe dans la moyenne province, nettement sous l’Île-de-France, où l’écart documenté va de 20 à 50 %. Pour le tarif horaire, une extrapolation raisonnable pour une grande ville hors Île-de-France donne 45 à 70 € HT de l’heure, à présenter comme une estimation et non comme un relevé local.
Le prix au m² dépend d’abord de l’ampleur des travaux
| Type d’intervention | Prix au m² TTC | Pour 100 m² |
|---|---|---|
| Mise en sécurité, les 6 points du diagnostic | 50 à 90 €/m² | 5 000 à 9 000 € |
| Rénovation partielle, quelques circuits repris | 80 à 120 €/m² | 8 000 à 12 000 € |
| Rénovation complète, hors chauffage | 110 à 200 €/m² | 11 000 à 20 000 € |
| Rénovation complète avec chauffage électrique | 160 à 220 €/m² | 16 000 à 22 000 € |
Fourchettes croisées entre six comparateurs commerciaux : prix-pose.com (mise à jour du 9 janvier 2025), architecteo.com (2026), renovbox.fr (2026), prix-travaux-m2.com (20 avril 2026), habitatpresto.com (19 septembre 2025) et IZI by EDF (21 août 2026). Les écarts entre eux atteignent le quadruple sur une maison de 100 m² : un « prix moyen » n’aurait ici aucun sens.
Entre un appartement et une maison, aucune source ne chiffre l’écart. Ce qu’on peut dire sans inventer : l’appartement demande moins de linéaire de câble, pas de circuits extérieurs et souvent pas de création de prise de terre ; mais les murs béton rendent les saignées plus lourdes, et la copropriété impose des contraintes d’accès et d’horaires. La maison ajoute presque toujours la terre, le garage et davantage de circuits spécialisés.
Tableau électrique, prise de terre et prix au point
| Prestation | Fourchette TTC |
|---|---|
| Mise aux normes du tableau seul | 250 à 800 € |
| Remplacement de tableau, terre déjà en place | 450 à 1 600 € |
| Remplacement avec dépose de l’ancien tableau | 800 à 2 000 € |
| Création d’une prise de terre, maison | 500 à 1 000 € |
| Création d’une prise de terre, appartement | 300 à 500 € |
| Création d’une prise de courant | 70 à 150 € |
| Remplacement d’une prise sans reprise de câblage | 35 à 75 € |
| Création d’un point lumineux | 100 à 300 € |
| Interrupteur ou va-et-vient, pose comprise | 22 à 150 € HT |
| Câblage d’un circuit spécialisé | 150 à 300 € |
| Dépose de l’ancienne installation | 500 à 900 € |
Sources commerciales de 2026 : prix-travaux-m2.com, tarifartisan.fr, architecteo.com, prix-pose.com, renovbox.fr et habitatpresto.com. La prise de 32 A pour plaque de cuisson, souvent citée autour de 210 € HT, ne repose que sur un seul exemple de devis : nous ne la donnons pas comme une fourchette.
Un repère utile pour lire un devis : sur le seul exemple détaillé poste par poste que publient ces sites — un appartement de 46 m² chiffré 5 250 € HT, soit 114 € HT le m² — la répartition annoncée est d’environ 30 % de matériel et 70 % de main-d’œuvre. Une rénovation électrique est d’abord un chantier d’heures, pas d’achats.
Deux postes chiffrent mal et pèsent lourd. La prise de terre d’abord : de nombreux logements anciens n’en ont pas, et sa création ajoute 300 à 1 000 €. L’appareillage ensuite, qui va de 8 à 20 € le point en entrée de gamme à 30 à 80 € en haut de gamme : sur soixante points, l’écart atteint plus de 3 000 €.
Mise en sécurité ou mise aux normes NF C 15-100 : ce qui est réellement obligatoire
Contrairement à ce qu’on lit partout, la NF C 15-100 n’est pas obligatoire au sens strict, et elle ne s’impose pas à votre installation existante. L’arrêté du 3 août 2016 fixe six objectifs de sécurité et vise les bâtiments d’habitation neufs, pour les permis et déclarations déposés à partir du 1er septembre 2016. Son article 4 donne à la norme une présomption de conformité : suivre la NF C 15-100 est le chemin normal pour atteindre ces objectifs, d’autres référentiels équivalents étant admis.
La norme elle-même a été republiée le 23 août 2024 sous la forme d’une série de vingt et une normes NF C 15-100-X, seule applicable depuis le 1er septembre 2025. Elle impose notamment, dans un logement neuf ou entièrement rénové, au moins 5 prises dans un séjour jusqu’à 28 m² et 7 au-delà, 3 par chambre, 6 dans une cuisine de plus de 4 m² sur un circuit dédié, au moins 4 circuits spécialisés, et la protection de tous les circuits terminaux par des dispositifs différentiels 30 mA répartis sur deux appareils au minimum.
Sur une installation existante, ce qui s’impose est plus modeste : les six points de sécurité contrôlés par le diagnostic électrique obligatoire.
- Un appareil général de commande et de protection accessible.
- Au moins un dispositif différentiel à l’origine de l’installation, adapté à la mise à la terre.
- Sur chaque circuit, une protection contre les surintensités adaptée à la section des conducteurs.
- Une liaison équipotentielle et une installation adaptées aux locaux contenant une baignoire ou une douche.
- L’absence de matériels électriques vétustes ou présentant un risque de contact direct.
- L’absence de conducteurs non protégés mécaniquement.
C’est là que se joue le premier arbitrage de budget. Une mise en sécurité corrige ces six points pour 50 à 90 € le m² ; une mise aux normes reprend tout pour 110 à 200 € le m². Sur beaucoup de logements anciens, la première suffit à supprimer le risque réel, et un électricien à Toulouse doit pouvoir vous dire, après examen, ce qui relève de l’un ou de l’autre.
Le diagnostic lui-même est obligatoire dès que l’installation a plus de quinze ans, en vente comme en location (service-public.gouv.fr, fiche F18692). Il vaut trois ans pour une vente, six ans pour une location, reste à la charge du vendeur ou du bailleur, et coûte 80 à 180 € selon le bien — des tarifs libres, qui se comparent.
Le Consuel : quand il est exigé et ce qu’il coûte vraiment
L’attestation de conformité visée par le Consuel est obligatoire pour toute installation neuve avant son raccordement au réseau, et pour une rénovation totale qui impose au distributeur de couper l’alimentation au point de livraison. Pour une rénovation partielle ou une mise en sécurité, la démarche est volontaire. Certains départements étendent l’obligation par arrêté préfectoral, notamment aux rénovations totales sans coupure et aux divisions de logement : c’est une question à poser à votre électricien plutôt qu’à un article national.
Les tarifs, eux, sont officiels et ont été revalorisés de 2,07 % au 1er septembre 2026.
| Formulaire | Tarif particulier | Tarif d’un électricien |
|---|---|---|
| Attestation jaune, électronique, logements | 147,66 € TTC | 132,86 € TTC pour un formulaire, environ 41,92 € l’unité pour dix |
| Attestation jaune, format papier | 149,17 € TTC | — |
| Visite renouvelée après non-conformité | 238,44 € TTC | 238,44 € TTC |
| Seconde visite sur chantier non visitable | 144,00 € TTC | 144,00 € TTC |
Grilles officielles SC 127-26 et SC 120-39, en vigueur depuis le 1er septembre 2026. Beaucoup d’articles citent encore la grille de 2025 et son attestation jaune à 144,67 € : elle est périmée.
L’écart entre les deux colonnes est l’information la plus utile de ce tableau. Un électricien qui commande par lots paie environ 42 € ce que vous paieriez 147,66 €. Demandez simplement que le Consuel figure en ligne distincte sur le devis, au lieu d’être noyé dans un forfait.
Deux nuances pour finir. Le montant payé est celui du formulaire, pas d’une visite : le Consuel contrôle par sondage, et payer l’attestation ne signifie pas qu’un inspecteur passera. Et le formulaire n’est valable qu’un an, ce qui pèse sur le calendrier d’un chantier qui traîne.
Les aides : ni MaPrimeRénov’, ni TVA à 5,5 %
Une rénovation électrique ne relève d’aucun dispositif d’aide à la rénovation énergétique. Le barème du mode d’emploi MaPrimeRénov’ de septembre 2026 ne comporte aucun geste « électricité » : le parcours par geste s’y limite au chauffage décarboné, à l’audit énergétique, au raccordement à un réseau de chaleur et à la dépose de cuve à fioul. Ce parcours a d’ailleurs été fortement réduit par le décret n° 2026-822 du 25 août 2026, entré en vigueur le 1er septembre 2026 — une réforme suffisamment récente pour qu’il soit prudent de faire confirmer votre cas par un conseiller France Rénov’ au 0 808 800 700.
La TVA est de 10 %, pas de 5,5 %. La doctrine fiscale est explicite : « l’installation et la réfection d’équipements électriques bénéficient du taux réduit » de 10 % dans un logement achevé depuis plus de deux ans (BOFiP, BOI-TVA-LIQ-30-20-90-20 ; article 279-0 bis du code général des impôts). Le taux de 5,5 % vise une liste limitative de travaux d’amélioration énergétique — isolation, ventilation, chauffage renouvelable, calorifugeage, régulation — où l’électricité ne figure pas. Deux comparateurs majeurs annoncent pourtant 5,5 % pour un tableau électrique : c’est faux. Restent à 20 % les équipements ménagers encastrés, comme un four ou un réfrigérateur.
Trois portes d’entrée existent malgré tout.
- Ma Prime Logement Décent, la seule aide qui finance l’électricité pour elle-même. France Rénov’ cite explicitement « la rénovation du réseau électrique et de gaz » parmi les travaux éligibles. Elle vise les logements indignes ou dégradés, pour des ménages modestes ou très modestes, avec un accompagnement obligatoire, et peut couvrir jusqu’à 80 % d’un plafond de 70 000 € HT pour les revenus très modestes, 60 % pour les revenus modestes.
- Les travaux induits d’une rénovation d’ampleur. Le mode d’emploi MaPrimeRénov’ liste la « modification de l’installation électrique ou de la plomberie » parmi les travaux rendus nécessaires par un chantier énergétique, à condition qu’ils apparaissent sur le devis.
- L’éco-prêt à taux zéro, selon la même logique : l’électricité y entre en accompagnement d’une action énergétique éligible, jamais seule. Cette dernière piste n’est documentée que par des sources commerciales, à confirmer auprès de France Rénov’ avant de compter dessus.
Côté local, la prime éco-rénovation de Toulouse Métropole est conditionnée à un gain de performance énergétique et ne liste aucun travail d’électricité. Quant aux aides régionales occitanes de 500 à 4 000 € que l’on voit circuler, elles ne reposent sur aucune page officielle de la Région : nous ne les reprenons pas.
Ce qui fait varier un devis d’électricien
Par ordre d’impact décroissant, d’après les écarts chiffrés que donnent les sources : l’ampleur de l’intervention d’abord, avec un rapport de un à trois entre mise en sécurité et rénovation complète. Puis le mode de pose : l’encastrement avec saignées coûte 20 à 40 % de plus que de l’apparent ou de la moulure.
Vient ensuite l’état de l’existant. Un tableau à neutre commun, l’absence de terre, des conducteurs non protégés ou des gaines inutilisables imposent une dépose complète, facturée 500 à 900 €, et font varier le budget « du simple au double, et parfois plus », selon la formule d’IZI by EDF. L’intégration du chauffage électrique ajoute 30 à 60 € le m², la création d’une terre 300 à 1 000 €, un tableau connecté 400 à 600 €, et une intervention en dehors des heures ouvrables 30 à 50 %.
Le piège le plus coûteux ne figure pas dans ces chiffres : la reprise des saignées. Rebouchage, plâtrerie et peinture sont très souvent hors du devis de l’électricien. Posez la question avant de signer, et faites préciser qui referme les murs.
Deux contrôles valent mieux qu’un label : demandez l’attestation d’assurance décennale en cours de validité, et une qualification professionnelle en électricité. Ce sont exactement les justificatifs que le Consuel lui-même exige d’un électricien pour lui accorder le tarif professionnel. Pour préparer l’échange, notre guide sur la façon de décrire votre besoin à un artisan donne des exemples concrets, et celui consacré à la lecture des avis d’un artisan sur Google explique ce qu’il faut regarder au-delà de la note. Si votre chantier englobe aussi la couverture, le prix de réfection d’une toiture au m² applique la même méthode de chiffrage par poste. Et si vous hésitez sur l’interlocuteur, notre guide sur quel artisan contacter fait le tri entre les métiers.
Questions fréquentes
- Combien coûte la rénovation électrique d’une maison de 100 m² ?
- Comptez 8 000 à 16 000 € TTC pour une rénovation complète sans chauffage électrique, et 13 000 à 20 000 € si le chauffage est repris en même temps. Une simple mise en sécurité descend à 5 000 à 9 000 €. Ces fourchettes sont nationales et proviennent de comparateurs commerciaux relevés en 2026 : la dispersion entre eux va du simple au quadruple, ce qui montre surtout que l’état de l’installation existante décide du prix.
- Le Consuel est-il obligatoire pour une rénovation électrique ?
- Il l’est pour toute installation neuve avant son raccordement au réseau, et pour une rénovation totale qui impose au distributeur de couper l’alimentation au point de livraison. Il ne l’est pas pour une rénovation partielle ni pour une simple mise en sécurité, où la démarche reste volontaire. Certains départements étendent l’obligation par arrêté préfectoral : demandez à votre électricien ce qui s’applique à votre chantier.
- Combien coûte l’attestation Consuel ?
- L’attestation jaune, celle des logements, coûte 147,66 € TTC au format électronique et 149,17 € au format papier depuis la revalorisation du 1er septembre 2026 (grille officielle SC 127-26). C’est le tarif payé par un particulier qui réalise l’installation lui-même. Un électricien qui commande par lots paie beaucoup moins, environ 42 € l’unité pour dix formulaires : demandez que cette ligne apparaisse distinctement sur le devis.
- Quelle est la différence entre mise en sécurité et mise aux normes ?
- La mise en sécurité rend sûre une installation existante en corrigeant les six points de sécurité contrôlés par le diagnostic électrique obligatoire. La mise aux normes applique l’intégralité de la NF C 15-100 : nombre de prises par pièce, circuits spécialisés, sections de conducteurs, gaine technique, réseau de communication. La première coûte 50 à 90 € le m², la seconde 110 à 200 € le m² : c’est un rapport de deux à trois.
- La TVA sur des travaux d’électricité est-elle de 10 % ou de 5,5 % ?
- De 10 %, dans un logement achevé depuis plus de deux ans. La doctrine fiscale est explicite : l’installation et la réfection d’équipements électriques bénéficient du taux réduit de 10 % (BOFiP, BOI-TVA-LIQ-30-20-90-20). Le taux de 5,5 % vise une liste limitative de travaux d’amélioration énergétique où l’électricité ne figure pas. Plusieurs comparateurs annoncent 5,5 % pour un tableau électrique : c’est faux, et cela peut vous conduire à contester à tort une facture correcte.
- Peut-on obtenir MaPrimeRénov’ pour refaire son électricité ?
- Non. Le barème officiel du mode d’emploi MaPrimeRénov’ de septembre 2026 ne comporte aucun geste « électricité » : le parcours par geste se limite au chauffage décarboné, à l’audit énergétique, au raccordement à un réseau de chaleur et à la dépose de cuve à fioul. L’électricité n’entre dans le dispositif qu’au titre des travaux induits d’une rénovation d’ampleur, et doit alors figurer sur le devis. Des sites affirment le contraire : leur information est périmée ou fausse.
- Faut-il refaire son installation parce qu’elle a plus de quinze ans ?
- Il n’existe pas d’obligation générale de mettre une installation existante aux normes NF C 15-100. L’arrêté du 3 août 2016 fixe des objectifs de sécurité et vise les bâtiments d’habitation neufs ; la norme donne une présomption de conformité, elle ne s’impose pas rétroactivement à l’existant. Ce qui s’impose, c’est le diagnostic électrique en cas de vente ou de location, et la correction des défauts de sécurité qu’il révèle.
- Le diagnostic électrique est-il valable 3 ans ou 6 ans ?
- Trois ans pour une vente, six ans pour une location. Il est obligatoire dès que l’installation a plus de quinze ans, dans les deux cas, et reste à la charge du vendeur ou du bailleur (service-public.gouv.fr, fiche F18692). En location, une attestation de conformité Consuel de moins de six ans peut s’y substituer. Comptez 80 à 180 € : ces tarifs ne sont pas réglementés, ils se comparent.